Expo les lauréats 2011

Le dimanche 5 juin 2011, à l’occasion de la manifestation  »Rendez-vous aux jardins », la commune d’Andrézieux-Bouthéon et l’association Andrézieux-Bouthéon Animation organisaient, au sein du Domaine, un concours d’aquarelle-encre.

Les artistes, oeuvrant sous les yeux du public, ont eu le choix entre deux thèmes, l’architecture ou la faune et la flore du Domaine du Château de Bouthéon. 

L’association Andrézieux-Bouthéon Animation avait doté le concours de prix d’un montant total de 600 €. La ville d’Andrézieux-Bouthéon avait offert la possibilité d’exposer pendant un mois dans les salles du château.

A partir du 20 janvier 2012, les deux lauréats de chaque catégorie (Christophe Chazalon, Philippe Lacour, Francis Cordina et Auguste Boudignon) exposent les tableaux gagnants ainsi que d’autres oeuvres dans les combles du Château.

 

Rencontre avec les artistes, chaque dimanche de 16h à 18h :

  • 22 janvier :  Philippe Lacour
  • 29 janvier:  Christophe Chazalon
  • 12 février:   Philippe Lacour
  • 19 février:   Christophe Chazalon
  • 26 février:   Francis Cordina  

               


Espace presse :                
LES_LAUREATS-2.pdf

 
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Auguste Boudignon

Cet illustre personnage du  Puy-en-Velay n’a cessé d’accumuler prix et distinctions aux quatre coins de France. Son talent est reconnu bien au-delà du département de la Haute Loire.

L’aquarelle est, avec la peinture à l’huile, la technique de l’artiste peintre par excellence. Elle ne laisse pas droit à l’erreur et exige une grande rapidité d’exécution. Son utilisation requiert nombre de savoirs et de gestes spécifiques dont l’acquisition et la maîtrise demandent plusieurs années. Boudignon possède toute cette expérience qui lui permet de maîtriser cette technique mieux que quiconque. Il jongle avec toutes les subtilités de la lumière, utilisant une palette très riche en couleurs.
 
Aujourd’hui, Boudignon est plus qu’un artiste, c’est une référence. Il a en effet créé, au Puy-en-Velay, « l’Académie d’Auguste » où il enseigne son art et communique les bases du dessin et de la perspective mais aussi sa passion des couleurs, des formes et des mouvements avec une gentillesse innée. Nombreux sont les peintres qui n’hésitent pas à s’enorgueillir de cette formation.

 


Christophe Chazalon

Il pratique le dessin et la peinture depuis son plus jeune âge. Passionné et dévoreur d’images, il s’inscrit dès l’âge de quatorze ans, au cours du mercredi de l’Ecole des Beaux-Arts, afin de pratiquer le dessin d’après modèle.

Les années passent : après le baccalauréat, il décide de continuer la peinture et s’inscrit à la faculté d’arts plastiques pour élargir ses connaissances théoriques, c’est aussi l’époque de ses premières expositions.
 
Depuis 1994, il a choisi de partager son savoir et dirige plusieurs ateliers d’art s’adressant aux enfants comme aux adultes dans des institutions culturelles. Même si ceci l’accapare, il garde du temps pour préparer de nouvelles expositions. « Il me semble que la peinture a toujours fait partie de ma vie, elle n’est pas venue par hasard, ou plus tard par vocation. Elle était là au départ, au commencement, comme inscrite sur ma chaîne ADN, mon cordon pictural en quelque sorte.»
 
Dans les toiles de la série Fragments, Chazalon flirte avec le pop art, s’inspire de l’art de rue et du travail des nouveaux réalistes. Ces toiles expriment une certaine violence dans les gestes de l’artiste qui déchire le papier et projette la peinture.
C’est une série parsemée de symboles : puits de mine, araignées, roue dentée mais aussi par ce regard féminin, comme dissimulé par une palissade, qui observe le spectateur.
 
 
 
Ses sculptures, teintées de surréalisme, ne sont pas moins énigmatiques, visages voilés ou buste moulés, comme prisonniers d’armures ornées de motifs décoratifs aux accents métalliques.
 
L’artiste, lui, refuse de s’enfermer. Depuis ses débuts, il passe de l’abstrait au figuratif, flirte avec les supports, jongle avec les techniques pour mieux envoûter son public.
 
 
 
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http://www.facebook.com christophe chazalon

 


Francis Cordina

Peintre amateur, il découvre le dessin à la mine de plomb et à la sanguine en 1998 et s’intéresse, depuis une dizaine d’années, à l’aquarelle qui le fascine par le jeu des couleurs et de la transparence. 

C’est entre 2002 et 2003 qu’il oriente son travail vers le paysage. Guidé à la fois par une démarche méthodique et un engouement de tous les jours, il peint d’abord sur le motif pour s’imprégner du sujet puis, finalise, sous sa verrière, afin de laisser éclater les couleurs.
 
Depuis 2004, il tend à affirmer une certaine approche du paysage, et utilise l’aquarelle d’une façon très novatrice dans le traitement de la couleur. Ses peintures récentes ne sont pas sans rappeler ces cartes postales colorisées très en vogue au  début du XXème siècle.
 
Les sujets qu’il choisit n’ont rien d’anodin. Dans ses séries, la neige est un prétexte au travail des ombres colorées qui viennent apaiser le contraste entre le blanc du support et les zones chatoyantes des feuillages. Il en est de même pour la série des reflets où la surface de l’eau permet d’adoucir la composition dans une parfaite maîtrise des fondus.
  
L’hyperréalisme n’est pas de mise dans son œuvre et ne l’intéresse pas outre mesure. Cordina transcrit une sensation, une atmosphère passée au filtre de ses émotions d’artiste face à la nature qui s’offre à lui. Il y a de l’impressionnisme dans ses œuvres, il pourrait dire à l’instar de Manet : « Je peins ce que je vois, et non ce qu’il plaît aux autres de voir ». Il saisit au vol un fugace instant, rayon matinal, qui, soudainement, embrase une clairière, transformant un triste sous bois en monde fantastique baigné d’une lumière aux accents surnaturels. 
Audacieuses par l’originalité du traitement de la couleur, ses oeuvres font voyager le spectateur au cœur d’un univers onirique dont on ne se lasse pas.
 
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Philippe Lacour
 

Attiré par le dessin dès l’enfance, c’est tout naturellement que Philippe Lacour poursuit sa formation à l’Ecole des Arts Appliqués Bellecour de Lyon dans la section Décoration d’Intérieur. Il exerce d’abord ses compétences dans les vitrines de magasins puis dans les différentes branches du métier, allant de la réalisation de fresques et trompe l’œil, à la fonction de décorateur de spectacle et de peintre en intérieur.

Sur la toile il teste aussi toutes les techniques avec une légère préférence pour le travail à l’aquarelle et à l’encre.
 
Le littoral breton, sa nature sauvage, sa lumière, figurent en bonne place parmi ses sources d’inspiration. Il en exprime le charme mélancolique par des cieux tourmentés qui n’ont d’écho que le tumulte océanique.
          
Même s’il refuse, soit disant, de s’enfermer dans un style, ses tableaux se reconnaissent au premier coup d’œil. D’une réalisation à l’autre une trame reste, un fil conducteur qui est avant tout un fil de couleur. Les tons chauds, telluriques, affrontent des gris plus ou moins colorés, souvent délavés par l’encre ou l’aquarelle tel un ciel après l’orage.
 
Mais ce fil conducteur n’est pas un fil à plomb. Chez Lacour, les lignes ondulent, dansent et s’emmêlent, se bousculent et s’entrechoquent, structurant la toile d’une nuée de faisceaux ondoyants qui donnent une impression de vie, de sujets bousculés par les vents contraires des tempêtes maritimes.
 
Lacour travaille sans retenue. Il en résulte une peinture vivante, vibrante, feu d’artifice qui explose sous le regard souvent surpris mais jamais déçu du spectateur.
 

 


 

 

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